La fiscalité en Polynésie française

 

Fiscalité
La Polynésie française dispose d’une large autonomie, notamment dans le domaine fiscal où elle édicte ses propres règles. Elle est dotée d’un code des impôts, d’un code des douanes autonomes et dispose de son service des contributions, qui a en charge notamment : le contrôle de l’assiette, la liquidation des impôts, taxes et contributions, la perception et l’action en recouvrement de la taxe sur la valeur ajoutée. La liquidation des droits et taxes à l’entrée et à la sortie du territoire de la Polynésie française relève de la compétence de la Direction Régionale des Douanes, service de l’Etat mis à la disposition de la Polynésie française. Elle a également édicté une réglementation particulière en matière de droits d’enregistrement, l’accomplissement des formalités d’enregistrement des actes et la liquidation des droits y afférents étant confiées à la Recette-Conservation des Hypothèques, service de la Direction des Affaires Foncières de la Polynésie française.


DEUX FISCALITES
1/Fiscalité directe

Fiscalité des personnes physiques.
Le système fiscal polynésien se caractérise par l’absence d’impôt sur le revenu des personnes physiques, d’impôt sur la fortune et d’impôt sur les successions. Il existe cependant une retenue à la source, dénommée contribution de solidarité territoriale (CST), prélevée sur les salaires, traitements, pensions, rentes viagères et autres indemnités versées à raison d’une profession ou activité publique ou privée. Il s’agit d’une imposition progressive, assise sur les rémunérations brutes, dont les taux sont compris entre 0,5% et 5%.
Fiscalité des sociétés et entreprises individuelles.
Les entreprises individuelles et les personnes morales, principalement, se voient soumises à une fiscalité directe. Néanmoins, la Polynésie française a instauré depuis plusieurs années une politique conséquente d’aide à l’investissement, qui se traduit notamment par des incitations fiscales, sous la forme de crédits d’impôt et voire d’exonérations de droits et taxes.
Sauf cas particuliers, les entreprises individuelles et les sociétés de personnes sont assujetties à l’impôt sur les transactions et à la contribution de solidarité territoriale (CST) sur les professions et activités non-salariés ; les sociétés de capitaux sont assujetties à l’impôt sur les sociétés. Entreprises individuelles et sociétés sont en outre soumises à la contribution des patentes. Enfin, les personnes morales, qu’elles soient soumises à l’impôt sur les transactions ou à l’impôt sur les sociétés, voient les revenus, sommes ou produits qu’elles distribuent assujettis à l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers, dont elles doivent faire l’avance. Le code des impôts prévoit néanmoins un certain nombre d’exemptions.
Impôt foncier sur les propriétés bâties.
Les constructions de toute nature ainsi que les terrains à usage commercial et industriel sont soumis à l’impôt foncier sur les propriétés bâties qui est calculé par application d’un taux de 10% à la valeur locative, diminuée d’un quart (pour tenir compte des frais divers incombant au propriétaire).

2/Fiscalité indirecte
Investir
Taxe sur la valeur ajoutée ( TVA )
Il existe en Polynésie française une taxe sur la valeur ajoutée à laquelle sont soumises les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti, c’est à dire par toute personne qui effectue de manière indépendante une activité économique, quels que soient son statut juridique, sa résidence, le lieu de son siège social, sa situation au regard des autres impôts et la forme ou la nature de son intervention. Il est a noter qu’ un certain nombre d’opérations, visées par le code des impôts, sont exonérées de taxe sur la valeur ajoutée.
Trois taux sont prévus par le code des impôts :
· le taux normal de 16%, qui s’applique à toutes les opérations d’importation, de vente, de livraison, de commission, de courtage ou de façon portant sur les produits non expressément exonérés et ne relevant pas du taux réduit ;
· le taux intermédiaire de 10% qui s’applique à toutes les prestations de services non expressément exonérées et ne relevant du taux réduit ;
· le taux réduit de 6% qui s’applique d’une part aux opérations d’importation, de vente, de livraison, de commission, de courtage ou de façon portant sur certains produits et d’autre part à certaines prestations de services.
Droit de douane
Le droit de douane frappe les produits importés non originaires de l’Union européenne. Il est calculé sur la valeur CAF. Son taux varie selon la nature des produits importés qui font l’objet d’une classification douanière. Un certain nombre de produits importés sont exonérés de droit de douane.
Droits d’enregistrement
Les droits d’enregistrement sont perçus à l’occasion de certains actes juridiques (notamment ventes, donations, apports en société, baux commerciaux, etc…). Les taux varient selon la nature des actes juridiques taxables. Il est à noter qu’un nombre considérable d’exonérations ou de réduction des droits d’enregistrement sont prévues.